Depuis 2003, différentes lois de finance ont mis on place des dispositifs d’incitation fiscale pour l’acquisition de logements mis en location.
En effet l’incitation fiscale consiste principalement en la possibilité d’amortir une fraction importante de l’acquisition qui permet de générer des déficits fonciers, reportables dans certaines limites sur les revenus. Bénéficiant d’une large publicité dans le neuf, il est moins connu que ces dispositifs s’appliquent aussi pour l’acquisition de logements anciens mis en location.
Il n’y a aucune condition de montant minimal de travaux mais des critères de performance à respecter après travaux et à l’acquisition, le logement doit présenter certaines caractéristiques ne respectant pas la décence.
C’est le cas de la majorité des logements anciens qui nécessite une réhabilitation, peu contraignante dans certains cas.
Bien menée, une opération de défiscalisation dans l’ancien présente généralement une rentabilité plus intéressante que dans le neuf.
Les conditions avant et après travaux doivent être attestées par un technicien qualifié indépendant du propriétaire et des entreprises de travaux.
> Acquisition de logements pour mise en location, 9 ans minimum.
> Pas de minimum de travaux mais conditions sur l’état avant et après travaux attestées par diagnostic.
> Amortissement de 50 % de la valeur du bien + travaux.
> Plafonds de loyer suivant zones, au niveau du marché ou proches.
> Acquisition de logements pour mise en location, 9 ans minimum.
> Pas de minimum de travaux mais conditions sur l’état avant et après travaux attestées par diagnostic.
> Amortissement jusqu’à 65% de la valeur du bien + travaux.
> Plafonds de loyer suivant zones, à vocation sociale, généralement inférieurs à ceux du marché.
> Le logement doit présenter au moins 4 rubriques qui ne respectent pas les critères de décence parmi 15 rubriques identifiées.
> Le logement doit avoir 6 critères de performances à respecter après travaux qui sont absents.
> Le logement doit respecter tous les critères de décence.
> Le logement doit respecter 12 critères de performances dont 6 au moins ont été obtenus après travaux.