Pour tout ou partie d’un immeuble bâti situé dans une zone déclarée à risque par arrêté préfectoral.
Exigible à l’acte authentique.
Les parasites du bois :
Le bois est un matériau très utilisé dans les constructions, à la fois dans la structure du bâtiment, des fondations à la toiture (pieux, planchers poutres, charpentes,…) et dans ses aménagements (parquets, fenêtres, portes, plafonds, bardages…). Il est malheureusement victime d’attaques dues principalement à des champignons et à des insectes xylophages (mangeur de bois).
Les champignons (mérules en particuliers…) se développent en cas d’humidité et entraînent un pourrissement du bois. Le phénomène est cependant généralement lent et aisément reconnaissable. Les insectes xylophages se nourrissent du bois. Dans la plupart des espèces, seules les larves sont xylophages et proviennent d’œufs pondus par des insectes adultes (capricornes, vrillettes, lyctus…). Les dégâts peuvent être importants mais le phénomène est lent, les larves pouvant mettre plusieurs années avant d’arriver à l’âge adulte.
Le cas des termites est particulier car ils vivent en colonies pouvant comporter plusieurs centaines de milliers d’individus et organisés en castes. Les dégâts peuvent être considérables et ne sont détectables par le non professionnel qu’a un stade trop avancé de dégradation. C’est la raison pour laquelle, devant la multiplicité des litiges intervenant après une transaction ainsi que la nécessité de limiter la propagation des termites, le législateur a mis en place une loi nationale qui vient ainsi renforcer de nombreux arrêtés municipaux et préfectoraux existants.
Les termites :
Il existe environ 1800 à 2000 espèces de termites dans le monde mais seulement 3 espèces principales sont représentées en France :
Ces deux dernières espèces sont des termites souterrains, vivant en colonies peuplées de centaines de milliers d’individus.
Les zones d'extension des termites :
Le termite de Saintonge s’est propagé à partir de son implantation d’origine (Charentes Maritimes et Gironde). Son extension a été très rapide à partir des années 50, due principalement à la généralisation du chauffage central et au transport de bois infesté. On peut dire que tous les départements situés au sud d’une ligne qui va du Morbihan aux Alpes Martimes sont plus ou moins concernés mais d’autres départements et la région parisienne sont également atteints. Il peut aussi y avoir partout des infestations localisées dues à des transports de bois contaminés.
Dans les départements d’outre mer (Martinique, Guadeloupe, Réunion), de nombreuses espèces tropicales cohabitent ensemble. Ainsi, 12 espèces ont été répertoriées en Guadeloupe dont 3 particulièrement néfastes pour les constructions. Pour ces espèces, les besoins en eau sont plus faibles que pour les termites européens. Les termites de bois secs sont également très fréquents et peuvent infester les bois œuvrés par voie aérienne.
Biologie des termites (termites souterrains) :
Le termite est un insecte social (comme les fourmis et les abeilles). Il vit sous terre à l’abri de la lumière dans un espace clos à température et à humidité contrôlées. La société des termites est organisée en castes, spécialisées pour un travail particulier.
Les dégradations engendrées par les termites :
L’aliment de base du termite est la cellulose sous toutes ses formes (bois, mais aussi papiers et textiles). Dans la nature il s’attaque aux bois morts ou dépérissants, et on considère alors qu’il a un rôle utile. Malheureusement il s’attaque également au bois œuvrés de nos habitations, que ce soit des bois de structures ou de parement, et il peut provoquer des dégâts considérables. Le termite attaque le bois par l’intérieur, restant constamment à l’abri de la lumière. Il est pratiquement totalement silencieux, ne laisse aucune trace de sciures à l’extérieur des bois attaqués, ce qui rend sa détection extrêmement délicate. Pour rejoindre le bois, les termites peuvent emprunter les canalisations électriques et provoquer des incendies par court circuit.