Amiante : interdit depuis 1997. Toujours présent. Toujours dangereux.
Près de 30 ans après son interdiction, l’amiante continue d’être un enjeu majeur de santé publique.
Le dernier bilan de Santé publique France publié en septembre 2026 sur le mésothéliome pleural le confirme : environ 1 100 nouveaux cas sont encore recensés chaque année en France. Pourquoi ? Parce qu’interdire l’amiante n’a pas fait disparaître les matériaux déjà présents dans les bâtiments. Et tant qu’ils sont là, le risque doit être identifié, maîtrisé et anticipé. C’est tout l’enjeu du diagnostic amiante et du repérage amiante avant travaux.
À retenir : l’amiante est interdit depuis 1997, mais reste présent dans de nombreux bâtiments. Le diagnostic permet de mieux connaître le bien. Le repérage avant travaux permet d’identifier le risque avant d’intervenir. Dans les deux cas, la qualité de la mission est un maillon essentiel de la prévention.
1 100 nouveaux cas de mésothéliome pleural par an : le risque n’a pas disparu
Entre 1998 et 2023, 7 277 patients atteints de mésothéliome pleural ont été suivis dans le cadre du Programme national de surveillance du mésothéliome. Santé publique France estime à environ 1 100 le nombre de nouveaux patients chaque année.
Et le phénomène ne disparaît pas. En neutralisant l’effet du vieillissement de la population, l’incidence a continué d’augmenter entre 1998-2001 et 2018-2021 : +2% chez les hommes et +16% chez les femmes. La raison ? Le délai entre l’exposition à l’amiante et l’apparition d’un mésothéliome peut dépasser plusieurs décennies. Les expositions d’hier continuent donc d’avoir des conséquences aujourd’hui.
L’amiante est interdit. Pas les bâtiments qui en contiennent.
L’amiante a été interdit en France en 1997. Mais les matériaux déjà installés n’ont évidemment pas disparu avec l’interdiction. Santé publique France rappelle que des matériaux contenant de l’amiante sont toujours présents dans le bâti et peuvent encore être à l’origine d’expositions, notamment lorsqu’ils sont dégradés ou lors d’interventions.
Et c’est précisément là que le risque commence. Un matériau contenant de l’amiante peut paraître parfaitement banal. Le danger ne se voit pas. Avant de percer, déposer, découper, rénover ou démolir, encore faut-il savoir sur quoi on intervient.

Toiture, conduits, cloisons, faux plafonds, sols... l’amiante peut se cacher à de nombreux endroits. D’où l’importance d’un diagnostic précis pour identifier le risque avant toute intervention.
Dans le BTP, la prévention reste essentielle
Le rapport montre à quel point les expositions professionnelles restent au cœur du sujet. Sur l’ensemble de la période étudiée, 91,9 % des hommes de l'enquête ont été professionnellement exposés à l’amiante. Même sur la période 2018-2023, cette proportion reste très élevée : à 89 %.
Parmi les secteurs historiquement les plus exposants figurent notamment les travaux d’isolation, l’installation d’eau et de gaz dans les bâtiments, la chaudronnerie-tuyauterie, la réparation navale ou encore la construction ferroviaire. Santé publique France cite d’ailleurs explicitement le BTP parmi les secteurs dans lesquels la prévention doit être renforcée, notamment auprès des jeunes en formation.
Le message est clair : on ne doit pas découvrir l’amiante au moment où les travaux commencent !
Diagnostic amiante : connaître le bâtiment avant de décider
Chez Diagamter, le diagnostic amiante participe à une meilleure connaissance du bien immobilier. Son rôle ne se limite pas à produire un document. Il doit fournir une information fiable, claire et exploitable au propriétaire, à l’acquéreur ou au gestionnaire. Parce que derrière chaque diagnostic se cache une décision : que contient le bâtiment ? Existe-t-il un risque identifié ? Quelles précautions faut-il prendre ? La qualité de la mission repose donc sur la compétence du diagnostiqueur, la rigueur des investigations et la clarté du rapport.
Repérage amiante avant travaux : savoir avant de toucher
Lorsqu’un chantier est prévu, la logique change. Il ne s’agit plus seulement de connaître le bâtiment. Il faut savoir ce que les travaux risquent réellement d’impacter. C’est le rôle du repérage réalisé par Aléa Contrôles.
Percer une paroi. Déposer un sol. Retirer un équipement. Ouvrir une gaine. Démolir une partie d’un bâtiment. Autant d’interventions qui peuvent entrer en contact avec des matériaux contenant de l’amiante. Le repérage doit donc être adapté au programme réel des travaux et aux zones réellement concernées. Autrement dit : repérer avant de toucher.
Un repérage de qualité, ce n’est pas une formalité
Un repérage n’est réellement utile que s’il permet aux acteurs du chantier de comprendre le risque et d’agir en conséquence.
Cela suppose :
- Un périmètre de mission bien défini
- Des investigations adaptées aux travaux prévus
- Une bonne connaissance des matériaux et du bâtiment
- Une traçabilité claire des constatations et prélèvements
- Un rapport exploitable par les entreprises et le maître d’ouvrage
La différence est importante. Un mauvais repérage laisse une zone d’ombre. Un repérage irréprochable transforme un risque invisible en information utile.
Les particuliers sont eux aussi concernés
Le rapport de Santé publique France rappelle également que l’exposition à l’amiante n’est pas uniquement professionnelle. Chez les femmes étudiées, l’exposition professionnelle n’est retrouvée que dans 36,8 % des cas sur l’ensemble de la période, et environ 28 % pour 2018-2023.
Les expositions peuvent aussi être liées au bricolage, au domicile, à un proche professionnellement exposé ou à l’environnement. Santé publique France appelle d’ailleurs à renforcer l’information de la population sur les risques liés notamment au bricolage et aux bâtiments anciens ou dégradés. Là encore, une règle simple : on ne se protège bien que d’un risque que l’on a identifié.
Diagnostiquer aujourd’hui pour éviter d’exposer demain
Le rapport de Santé publique France ne porte pas directement sur la qualité des diagnostics immobiliers ou des repérages. Mais ses conclusions rappellent parfaitement pourquoi ces missions sont essentielles.
L’amiante est invisible. Ses effets peuvent apparaître plusieurs dizaines d’années après l’exposition. Et il reste présent dans une partie du patrimoine immobilier français. Chez Diagamter, la mission consiste à mieux connaître le bâtiment. Chez Aléa Contrôles, elle consiste à sécuriser la connaissance du risque avant travaux ou démolition.
Deux champs d'intervention complémentaires. Une même exigence : identifier aujourd’hui pour éviter d’exposer demain.
Télécharger le rapport de Santé publique France
Pourquoi l’amiante est-il encore un problème en 2026 ?
Parce que son interdiction en 1997 n’a pas supprimé les matériaux déjà présents dans les bâtiments. Ils peuvent toujours être à l’origine d’expositions, notamment lorsqu’ils sont dégradés ou lors de travaux.
Quelle est la différence entre diagnostic amiante et repérage amiante avant travaux ?
Le diagnostic permet de mieux connaître la présence éventuelle d’amiante dans un bâtiment notamment lors d'une vente ou de la mise en location d'un bien. Le repérage avant travaux est directement lié au chantier prévu et vise les matériaux susceptibles d’être impactés par les interventions.
Pourquoi faire un repérage avant travaux ?
Parce que l’amiante ne peut pas être identifié de manière fiable simplement à l’œil nu. Le repérage permet de connaître le risque avant de percer, déposer, découper ou démolir des matériaux.
Le BTP est-il toujours concerné par le risque amiante ?
Oui. Santé publique France cite explicitement le BTP parmi les secteurs nécessitant des actions renforcées de prévention et d’information.
Qui contacter pour un diagnostic ou un repérage amiante ?
Diagamter accompagne les particuliers et professionnels dans leurs diagnostics immobiliers lors des transactions immobilières. Aléa Contrôles intervient notamment auprès des maîtres d’ouvrage et professionnels du BTP pour les repérages avant travaux et avant démolition.

