06/02/2026

Carte RGA 2026 : nouvelle cartographie du risque argileux

La carte RGA (retrait-gonflement des sols argileux) évolue en 2026. Plus étendue, plus réaliste, elle reflète l’impact croissant des sécheresses sur les sols argileux. À compter du 1er juillet 2026, cette nouvelle cartographie devient une donnée clé pour les ventes, les achats et les projets de construction.

Qu’est-ce que le retrait-gonflement des sols argileux (RGA) ?

Fissures, affaissements, désordres structurels. Le retrait-gonflement des sols argileux, plus connu sous l’acronyme RGA, est un phénomène directement lié aux variations d’humidité des sols argileux. En période de sécheresse, ces sols se rétractent. Lors de leur réhydratation, ils gonflent. Ces mouvements, parfois lents mais répétés, peuvent fragiliser les bâtiments. En janvier 2026, l’État a publié une nouvelle carte nationale d’exposition au RGA. Une évolution importante, qui concerne directement vendeurs, acquéreurs et porteurs de projets, et qui entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2026.

Carte RGA 2026 : ce qui change concrètement

La précédente cartographie datait de 2020. Depuis, les épisodes de sécheresse se sont intensifiés et les sinistres liés au RGA se sont multipliés. Cette nouvelle carte intègre des données plus récentes de sinistralité, les effets déjà mesurables du changement climatique et une lecture plus fine du risque à l’échelle nationale. Le constat est clair : le RGA est plus étendu et plus diffus. Les zones d’exposition moyenne s’étendent, les zones fortes deviennent plus continues et les secteurs très peu exposés se raréfient. Résultat : environ 55 % du territoire est désormais classé en exposition moyenne ou forte, contre 48 % auparavant. Autrement dit plus de 10 millions de maisons sont concernées. Et quand on sait que le phénomène représente 7 sinistres climatiques indemnisés sur 10, contre 3 sur 10 il y a seulement dix ans, le RGA n’est vraiment plus un phénomène isolé. C’est désormais un véritable paramètre à intégrer dans les projets immobiliers.

Vendre ou acheter en zone argileuse : ce qu’il faut retenir

Être situé en zone argileuse ne signifie ni fragilité automatique du bâti, ni impossibilité de vendre. Comme les autres risques listés dans l'État des Risques et Pollutions (à remettre avant la 1ère visite d'un bien), le RGA s’inscrit dans une logique simple : informer pour sécuriser la transaction. Une information claire, expliquée en amont, limite les incompréhensions et rassure les acquéreurs. Côté acheteur, la mise à jour de la carte n’a pas vocation à inquiéter. Elle permet de connaître la nature du sol et d’intégrer ce paramètre dans tout projet, notamment en cas de travaux ou d’extension. Aujourd’hui, acheter en zone argileuse est très courant. L’enjeu n’est pas d’éviter, mais de savoir et d’anticiper.

Terrains à bâtir : un enjeu renforcé avec la nouvelle carte

C’est sur les terrains non bâtis constructibles que l’impact de la nouvelle carte est le plus concret. À partir du 1er juillet 2026, le classement RGA devient un élément structurant du projet. Des adaptations techniques peuvent être nécessaires et les études de sol prennent une place centrale. Autant intégrer ces contraintes en amont que les découvrir en cours de chantier.

RGA et ERP : une information réglementaire essentielle

Le risque de retrait-gonflement des argiles fait partie des informations figurant dans l’État des Risques et Pollutions (ERP). Le consulter permet d’identifier le niveau d’exposition du bien ou du terrain, de comprendre le contexte local et de prendre des décisions éclairées. Avec l’élargissement de la cartographie, l’ERP devient un véritable outil de lecture et de prévention, au service des projets immobiliers.

 

 

 

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