09/02/2026

Valeur verte : le DPE influence le prix des biens

Depuis 2021, la valeur verte des logements s’est imposée comme une réalité économique du marché immobilier français. Le marché est devenu plus sélectif, mieux informé et plus exigeant. Le DPE n’est donc plus un simple document réglementaire : il est devenu un critère de valorisation, un outil de négociation, et parfois un frein ou un accélérateur de vente. Anticiper son DPE et en garantir la fiabilité est désormais un enjeu clé pour sécuriser une transaction et limiter les décotes.

La valeur verte, concrètement c’est quoi ?

La valeur verte désigne l’impact de la performance énergétique sur la valeur d’un logement, à caractéristiques comparables. En pratique, elle se lit principalement à travers le classement DPE, devenu le principal indicateur de cette performance sur le marché immobilier. Elle se traduit par une plus-value ou une décote lors de la vente.

Des écarts de prix qui se creusent entre logements performants et passoires énergétiques

Ce n’est plus une tendance. C’est un fait de marché. Les données publiées par les Notaires de France le confirment : la performance énergétique influence directement le prix des logements, et les écarts se creusent rapidement entre biens performants et passoires énergétiques. En 2024, à caractéristiques comparables (surface, localisation, typologie) :

  • un appartement ancien classé A s’est vendu en moyenne 16 % plus cher qu’un appartement classé D
  • un appartement classé G a subi une décote moyenne de 12 %
  • pour les maisons anciennes, la décote a atteint 25 % en classe G par rapport à une maison classée D

L’écart de valeur entre un logement performant et un logement énergivore n’a jamais été aussi marqué. Et surtout, il progresse depuis 2021, toutes régions et tous types de biens confondus.

Un parc immobilier encore énergivore, mais un marché beaucoup plus sélectif

Autre enseignement clé : en 2024, 40 % des logements anciens vendus restent classés E, F ou G, contre 27 % classés A, B ou C. Les passoires énergétiques ne disparaissent donc pas du marché. Mais leur perception a radicalement changé. Aujourd’hui, les acheteurs consultent le DPE dès la première annonce. Ils intègrent le coût des travaux dans leur budget global. Ils négocient plus tôt, plus vite et plus fortement. Résultat : les logements énergivores se vendent toujours, mais moins cher, plus lentement, et après des discussions plus âpres.

Maisons individuelles : le DPE pèse encore plus lourd

L’impact du DPE est encore plus marqué pour les maisons que pour les appartements. Davantage de surfaces à chauffer, des travaux plus visibles, une projection immédiate des coûts : l’habitat individuel concentre aujourd’hui les effets les plus forts de la valeur verte. Un mauvais DPE n’empêche pas de vendre. Mais il pèse directement sur la valeur du bien. Le DPE est devenu un document stratégique, au même titre que la surface ou la localisation.

 

DPE : pourquoi la qualité des documents fait la différence

Isolation, chauffage, menuiseries, travaux réalisés… chaque information compte. En l’absence de justificatifs, certaines hypothèses sont appliquées par défaut lors du calcul du DPE, avec un risque réel de classe défavorable. Et lorsque l’écart de prix entre un logement classé A et un logement classé G se chiffre désormais en dizaines de milliers d’euros, un DPE mal documenté n’est plus neutre. Fournir les bons documents à nos diagnostiqueurs immobiliers certifiés, c’est fiabiliser sa classe énergétique, éviter une décote injustifiée et faire de sa vente ou mise en location une transaction immobilière irréprochable.

 

 

 

 

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